Le coronavirus : une pandémie sans précédent

Dessin par Christina Assy

La pandémie du coronavirus n’a épargné aucun coin du globe terrestre. Ce virus est actuellement la hantise de toutes les nations. Ses conséquences sont dramatiques tant elles sont multiples:  sanitaires, économiques et sociales. La crise sanitaire, qui s’est propagée dans le monde entier, a affecté un  nombre incalculable de personnes , engendré une défiance vis-à-vis de l’exécutif dans de nombreux pays et révélé son incapacité à adopter des mesures efficaces. Lui qui se devait de trouver un moyen de contenir autant que possible la propagation du virus, lequel, au fur et à mesure de son évolution, voit ses conséquences et son bilan s’alourdir.

De ce fait, et afin de réduire le nombre d’infections et le taux de mortalité, les Etats ont multiplié les mesures barrières : port du  masque, confinement, couvre feu et  fermeture de commerces. Certains pays peuvent se targuer d’un bilan relativement positif, observant une baisse remarquable du nombre d’infections. Ceci est notamment dû au respect par le peuple des mesures prises par l’État. La Nouvelle-Zélande en est un parfait exemple.

Toutefois, ce pays semble n’être qu’une exception confirmant la règle,  tant la grande majorité des pays n’ont pu résorber efficacement l’évolution de la pandémie. 

De nombreuses critiques ont été émises envers la gestion étatique de la pandémie dans certains pays, notamment en ce que certaines mesures ont porté atteinte à certaines libertés individuelles. Ces critiques exposaient qu’un motif de proportionnalité se devait d’exister entre, mesures prises par les pouvoirs publics et restrictions , et droits et libertés qui sont les fondements des sociétés démocratiques et libérales. Il n’en demeure pas moins que ces restrictions, bien que contraignantes, sont essentielles afin de préserver la santé des citoyens. Et sont de ce fait légitimes. 

Toutefois, la réalité des choses est, au Liban, comme effacée de la conscience publique. Comme nous pouvons le voir, la situation se dégrade de plus en plus, de jour en jour. A qui la faute ? Le peuple libanais faisant preuve d’une irresponsabilité considérable ou l’État libanais accumulant des mesures et des décisions illusoires ?

D’un côté, on peut comprendre que le Liban affronte une crise économique qui affecte la majorité des Libanais. De plus, le taux de pauvreté ne cesse d’accroître au vu de l’augmentation généralisée des prix. Pour certains, le fait de s’enfermer à la maison et par conséquent perdre une journée de travail, serait problématique. Nous pouvons prendre l’exemple des personnes qui bénéficient d’un salaire journalier, dépendant donc de la demande. Ces personnes sont hostiles aux mesures étatiques, qui leur feront perdre une journée de travail et sensiblement baisser leur pouvoir d’achat, entraînant des répercussions importantes du point de vue des besoins familiaux. Mais en dépit de tout cela, il est nécessaire de se conformer aux mesures prises afin de pouvoir gagner le plus vite possible le combat contre le virus.

  Il est important de signaler que le scénario italien frappe à nos portes et qu’une grande partie des Libanais font preuve d’une négligence sans précédent. Un nombre considérable de soirées a eu lieu la veille du nouvel an, sans qu’aucune mesure de sécurité n’ait été prise et qu’aucune sanction étatique n’ait vu le jour. Il s’agissait d’une sorte d’abstraction volontaire de la vérité à laquelle nous faisons indéniablement face. D’ailleurs, la propagation alarmante du virus s’explique aussi par l’insouciance et le manque de responsabilité des Libanais, croyant que ce virus n’est qu’un mensonge ou qu’une simple grippe ! Notons que les hôpitaux libanais souffrent et nous rappellent l’insuffisance, voire la pénurie de matériels médicaux tels que les lits, les appareils respiratoires…  Le gouvernement libanais est tenu de soutenir financièrement les hôpitaux afin de leur permettre de s’équiper. Notons que les hôpitaux souffrent, de plus, d’un manque en ressources humaines, ceci étant notamment dû aux contaminations au sein des établissements hospitaliers, à la baisse des salaires encourageant l’émigration … 

L’aide espérée et nécessaire s’avère ainsi difficile dans un pays comme le nôtre, qui souffre d’une crise économique considérable. 

Les hôpitaux sont saturés et le personnel médical est en proie à une  pression incommensurable. Qu’attend donc le peuple libanais pour comprendre l’amplitude de cette crise ? A quand les bonnes résolutions ? 

Économie/Economics

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